Santé

Don de sang: sur un besoin estimé à 120 poches par jour, seulement 50 poches sont collectées

En cette période de forte prévalence du paludisme et les grands donneurs que sont les élèves en vacances, le centre national de transfusion sanguine (CNTS) n’arrive plus à satisfaire les besoins, selon Natacha Ouédraogo directrice régionale de ce centre. 

« Nous demandons aux donneurs de se déplacer sur nos sites fixes pour effectuer un don de sang, à Paspanga non loin de l’hôpital Yalgado ouvert de 7 h 30 à 17 h et à tengandogo non loin de l’hopital de tengandogo ouvert de 8 h à 14 h », a-t-elle déclaré à radio Oméga.

Malbouffe à Ouaga : s'attaquer aux vrais problèmes

Il y a quelques jours, le maire de Ouagadougou signait une tribune consacrée à la malbouffe sur le Monde Afrique. Elise Cannuel l’a lue et y consacre son Bulletin de santé du 26 juin.
Dans cette tribune intitulée « il est urgent que Ouagadougou retrouve une alimentation plus saine », Armand Beouindé expose son point de vue sur les habitudes alimentaires de ses administrés. Le tableau est bien sombre, sombre comme ces sachets mal nettoyés et la suie déposée sur le benga dont il nous parle. Et le maire de dénoncer les produits pour accélérer la cuisson, la vieille huile utilisée encore et encore, le sel en trop grande quantité. La faute, dit-il, au manque de temps pour cuisiner. Quoi qu’il en soit, un constat est juste : à cause de cette alimentation, les maladies non transmissibles sont en augmentation, notamment l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Le maire annonce une campagne de communication sur les risques d’une alimentation trop sucrée et trop salée. Il parle aussi d’interdiction des sucreries et des aliments frits, on se demande bien comment…
Le benga n’est pas un mauvais choix
Pourquoi dire tant de mal du benga ? Je cite : « le benga incarne cette trop grande teneur en sel et en mauvaises graisses ». Non, pas vraiment ou du moins pas forcément et s’il fallait trouver un bouc émissaire, il y en aurait de meilleurs, comme le cube de bouillon ou encore la sucrerie. Le maire semble avoir une dent contre le benga. Pourtant avec du riz ou du couscous, comme il le dit, c’est un plat intéressant avec tous les acides aminés essentiels, gages de l’assimilation des protéines. Un benga de moins en moins bon pour la santé ? Ce n’est pas sa cuisson et ce qui l’accompagne qui vont le priver de ses protéines, non. Armand Beouindé ne semble jurer que par le haricot mungo dont il loue les bienfaits, petit coup de pub au passage. Soyons clairs : toutes les légumineuses sont intéressantes sur le plan nutritionnel, avec leurs protéines végétales, leurs vitamines B, leurs minéraux et leurs fibres. Elles sont toutes des alliées contre les maladies dont on parlait plus haut. Pour autant, pas question de privilégier un type d’aliment plutôt qu’un autre, une clé de l’équilibre alimentaire étant la variété.
De nombreux problèmes, du producteur au consommateur
Le constat dressé par Armand Beouindé est plutôt juste mais incomplet. Il y a différents problèmes sur toute la chaîne. Citons d’abord la disponibilité des bons produits : il faut produire plus de légumes localement avec le maraîchage urbain. Il y a en ce sens quelques timides initiatives, c’est encore insuffisant. Poursuivons avec l’hygiène et la sécurité alimentaire dans les marchés, dans les kiosques et jusqu’aux grands restaurants. Certes il faut promouvoir les bonnes pratiques de l’hygiène alimentaire mais aussi l’hygiène environnementale et corporelle, celle du cuisinier comme du client. Autres problèmes : les contrôles insuffisants et la rupture de la chaîne du froid. Comment peut-on y arriver avec toutes ces coupures de courant ? Il faut un vrai dispositif de contrôle qualité avec des analyses régulières en laboratoire, analyses microbiologiques, physicochimiques et nutritionnelles. Pourquoi pas un système de certification ? Continuons : il y a le problème du transport de la viande, des abattoirs pas aux normes mais aussi les frontières ouvertes aux produits douteux. Qui n’a pas déjà acheté une boîte de sardines sans date de péremption qui n’a de poisson que le nom ? Une saisie spectaculaire une fois par an, ce n’est pas suffisant.
Permettre au consommateur de faire ses choix
Sur cette question de l’alimentation, faut-il une campagne de communication ? Pourquoi pas ! Mais on peut douter de son impact. Mieux vaut protéger le consommateur en mettant à sa disposition des produits sûrs et contrôlés. Il saura alors faire ses propres choix. Sur la page Facebook du Monde Afrique, les internautes commentent d’ailleurs la tribune d’Armand Beouindé en ces termes : la malbouffe n’est aujourd’hui pas un choix, ceux qui choisissent de manger sain, c’est ceux qui ont les moyens, tout cela demande des connaissances et de l’argent. Si le maire de Ouagadougou est vraiment décidé à lutter contre la malbouffe, on ne peut que l’encourager, et avec lui le Ministère de la santé. Il s’agit de mettre les moyens, appliquer les textes et sanctionner, pas seulement pour les Ouagalais mais pour tous les Burkinabè. Et après tout cela, si on veut, communiquer.

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